Culture et Loisirs, Divers

Publié le vendredi 21 septembre 2018

Du Typha plus que de la rouche

Le typha, ou roseau à massette, est facilement reconnaissable à son épis en forme de quenouilles et à ses feuilles plates. Il est une ressource naturelle du Marais breton-vendéen, plus spécifiquement du marais doux.  Il était historiquement utilisé pour la couverture végétale des bâtiments à vocation professionnelle, la rouche (scirpe maritime) étant préférée pour les bourrines. Sa tige, longue et épaisse, est constituée de centaines d’alvéoles, qui lui confèrent de bonnes propriétés d’isolation. Du fait de cette taille et épaisseur,  ses bottes offrent plus de surface de couverture limitant ainsi les volumes nécessaires de roseau et une plus grande rapidité d’exécution . En revanche, il s’avère fragile dans le temps, ses alvéoles se gorgeant rapidement d’eau. L’espérance de vie d’une toiture en typha varie alors de 10 à 15 ans.

 

Une récolte à la main

Le Typha pousse les pieds dans l’eau, le long des étiers ou des bassins, dans des lieux exigus ou difficiles d’accès. Seule solution, une récolte à la main, comme autrefois.

Il est ainsi coupé à l’aide d’une faucille, après la période estivale et avant les pluies automnales. Il est ensuite séché et nettoyé de ses feuilles, épis et graines pour ne garder que les tiges. Enfin, il est assemblé en petites bottes stockées en une pile haute maintenue par des trolles, en attendant une future utilisation. Plusieurs années sont parfois nécessaires pour constituer un volume suffisant à la réalisation d’une toiture. Le Pays de Riez et le Pays de Monts travaillent main dans la main, pour le maintien de la tradition, des savoir-faire et du patrimoine du Nord-Ouest Vendéen.